Jean Marc Glasson (Nice)
La disjonction acromio-claviculaire (DAC) de grades III et IV représente une pathologie fréquente, notamment chez le sujet jeune et sportif, et continue de susciter des débats quant à sa prise en charge optimale. Si le traitement conservateur peut être proposé dans certaines situations, la prise en charge chirurgicale est souvent privilégiée pour les formes symptomatiques douloureuses et/ou instables
Au cours des dernières années, les techniques de réparation arthroscopique ont connu un essor important, offrant une alternative mini-invasive aux techniques ouvertes traditionnelles.
Les indications et les résultats de la réparation arthroscopique des disjonctions acromio-claviculaires de grades III et IV ont encore un recul limité . La technique repose sur une réduction la plus anatomique possible de l’articulation acromio- claviculaire, associée à une stabilisation coraco-claviculaire. Ceci est réalisé à l’aide de dispositifs de laçage transcoracoïdien sous contrôle arthroscopique. Cette approche permet une évaluation simultanée des lésions intra-articulaires associées, une diminution de la morbidité chirurgicale et une récupération fonctionnelle plus rapide. Les délais de prise en charge ont une importance cruciale dans les possibilités de cicatrisation. La gestion de l’instabilité horizontale est également déterminante lors de lésion de grade IV mais aussi de grade III.
Les résultats rapportés dans la littérature montrent une amélioration significative de la douleur, de la fonction de l’épaule et un taux de satisfaction élevé, malgré l’existence de complications spécifiques telles que les pertes de réduction ou les fractures iatrogènes
La réparation arthroscopique apparaît ainsi comme une option fiable et efficace dans la prise en charge des DAC de grades III et IV, à condition d’une sélection rigoureuse des patients et d’une maîtrise technique adéquate.
Grade III and IV acromioclavicular dislocations (ACD) represent a common condition, particularly in young and athletic patients, and continue to generate debate regarding optimal management. While conservative treatment may be proposed in certain situations, surgical management is often favored for symptomatic, painful, and/or unstable forms.
In recent years, arthroscopic repair techniques have experienced significant development, offering a minimally invasive alternative to traditional open procedures.
The aim of this presentation is to describe the principles, indications, and outcomes of arthroscopic repair of grade III and IV acromioclavicular dislocations. The technique is based on achieving the most anatomical reduction possible of the acromioclavicular joint, combined with coracoclavicular stabilization. This is performed using transcoracoid suture devices under arthroscopic guidance. This approach allows simultaneous assessment of associated intra-articular lesions, reduced surgical morbidity, and faster functional recovery. The timing of treatment plays a crucial role in healing potential. Management of horizontal instability is also a key factor in grade IV injuries, as well as in grade III injuries.
Results reported in the literature show significant improvement in pain and shoulder function, with a high rate of patient satisfaction, despite the existence of specific complications such as loss of reduction or iatrogenic fractures.
Arthroscopic repair therefore appears to be a reliable and effective option for the management of grade III and IV acromioclavicular dislocations, provided that patients are carefully selected and that adequate technical expertise is ensured.

