22. Analyse radio-clinique des syndromes douloureux rotuliens - Radio-clinical analysis of patellar pain syndromes

J-L Rouvillain (Fort de France, Martinique)

Le bilan radiologique habituel, dans les syndromes douloureux rotuliens purs sans instabilité, a toujours été considéré comme normal.

Des incidences de profil strict en extension et en flexion à 30°, et un système coordonné de mesures ont été utilisés pour une étude prospective.
Tous les patients vus en consultations pour une pathologie du genou, ont eu un bilan radiologique comportant une incidence fémoro-patellaire à 30° de flexion, des profils stricts en charge en extension complète et en flexion à 30°.
La symptomatologie clinique des patients a été classée en quatre catégorie : « L » pour les luxations récidivantes, « S » pour les syndromes douloureux rotuliens purs, et « AS » (asymptomatique) pour tous les autres.

Matériel :

157 dossiers complets ont été analysés. 100 femmes pour 57 hommes, 86 coté doits, 71 gauches, 57 asymptomatiques (AS), 68 syndrome douloureux rotuliens (S), et 32 Luxation (L). L’analyse statistique a été faite sur les données quantitatives par comparaison de moyennes avec le test t de student, et sur les données qualitatives par le test du Chi 2. Les données de référence étant celles des asymptomatiques.

Résultats :

Le groupe L, sur les défilés fémoro-patellaires à 30° de flexion, montre des résultats très significativement différents pour le mauvais centrage rotulien, et une valeur plus faible de l’angle de bascule externe de la rotule. Il n’y a aucune différence significative entre les groupes S et AS.
Chapitre 1 Sur le profil en Extension, la profondeur de la trochlée, et le développement des facettes trochléennes sont plus faibles.
Les groupes S et L ont, des résultats très significativement différents par rapport au groupe AS. Sur les défilés fémoro-patellaires, la profondeur de la trochlée est plus faible. Sur le profil en Extension, et en flexion les subluxations de la rotule selon les critères de Maldague, Malgheim sont plus fréquentes. Enfin l’indice de Caton est plus souvent supérieur à 1,2.
Il n’y par contre pas de différence significative sur les mesures des angles rotulien et trochléen sur les défilés fémoro-patellaires.

Conclusion :

Les incidences axiales fémoro-patellaires sont insuffisantes dans les luxations récidivantes de la rotule et dans les syndromes douloureux rotuliens. Des incidences en profil strict permettent de mettre en évidence des anomalies radiologiques aussi bien dans les luxations récidivantes que dans les syndromes douloureux rotuliens.

The standard radiological assessment in pure patellar pain syndromes without instability has always been considered normal. Strict lateral views in extension and 30° flexion, and a coordinated measurement system were used for a prospective study. All patients seen in consultation for knee pathology underwent radiological examination including a patellofemoral view at 30° flexion, strict weight-bearing lateral views in full extension and 30° flexion. The patients’ clinical symptoms were classified into four categories: « L » for recurrent dislocations, « S » for pure patellar pain syndromes, and « AS » (asymptomatic) for all others.

Materials : 157 complete medical records were analyzed. 100 women and 57 men were included in the study, with 86 on the right side and 71 on the left. Of these, 57 were asymptomatic (AS), 68 had patellar pain syndrome (S), and 32 had dislocation (L). Statistical analysis was performed on quantitative data using Student’s t-test to compare means, and on qualitative data using the chi-square test. The reference data were those of the asymptomatic group. Results : In the patellofemoral flexion tests at 30°, group L showed significantly different results for patellar malalignment and a lower value for the external tilt angle of the patella. There was no significant difference between groups S and AS. In the extension profile, trochlear depth and trochlear facet development were less pronounced. Groups S and L had significantly different results compared to group AS. On patellofemoral views, the trochlear depth is shallower. On the extension and flexion lateral views, patellar subluxations according to the Maldague and Malgheim criteria are more frequent. Finally, the Caton index is more often greater than 1.2. However, there is no significant difference in the measurements of the patellar and trochlear angles on patellofemoral views.

Conclusion : Axial patellofemoral views are insufficient in recurrent patellar dislocations and patellar pain syndromes. Strict lateral views allow for the detection of radiological abnormalities in both recurrent dislocations and patellar pain syndromes.

Chargement du fichier...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.