091. La prothèse totale de la hanche à Madagascar: une série de 68 cas.

A Rantoanina, HA Rohimpitiavana, MF Ralahy, AZLA Rabemazava, GD Solofomalala, HJC Razafimahandry (Madagascar)

L’arthroplastie totale de la hanche reste une intervention peu pratiquée dans un pays à ressources limitées malgré les nombreuses indications. Le but de ce travail était de décrire les particularités épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutives de nos patients ayant bénéficié cette arthroplastie de 2007 à 2017.

Il s’agissait d’une étude prospective sur 11 ans comportant 64 patients (68 hanches) répertoriés dans notre registre. Les arthroplasties étaient réalisées en trois sessions annuelles en collaboration avec nos partenaires, soit avec un coût négocié, soit dans le cadre d’une mission humanitaire. L’âge moyen était de 43 ans (15 à 79 ans) et le sex-ratio de 1,44. La coxarthrose était la principale indication (72%) (n=49), dominée par la coxarthrose post-traumatique (46%) (n=31). L’ostéonécrose drépanocytaire représentait 13 % des cas (n=9). Les implants étaient cimentés dans tous les cas. Le recul moyen était de 38,4 mois (6 à 132 mois). Un cas d’infection pariétale rapidement résolutive était constaté. Deux fractures peropératoires étaient observées dont une ostéosynthésée. Un cas de descellement du cotyle en postopératoire était survenu chez une drépanocytaire et était révisé le jour même. Un autre remplacement du cotyle pour descellement était nécessaire chez une drépanocytaire à 6 ans de recul. Dans la majorité des cas, les patients étaient nettement améliorés avec un gain moyen de 10,24 points selon le score de Postel Merle d’Aubigné à 6 mois de l’arthroplastie. Le taux de survie des 68 prothèses était de 96,8%.

Les profils épidémiocliniques des patients ne sont pas comparables à ceux des pays nantis. Les séquelles traumatiques de la hanche rendaient l’arthroplastie plus complexe. Malgré les complications et les difficultés rencontrées, nous avons obtenu de bons résultats fonctionnels.

L’arthroplastie totale de la hanche reste une intervention peu pratiquée dans un pays à ressources limitées malgré les nombreuses indications. Le but de ce travail était de décrire les particularités épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutives de nos patients ayant bénéficié cette arthroplastie de 2007 à 2017.

Il s’agissait d’une étude prospective sur 11 ans comportant 64 patients (68 hanches) répertoriés dans notre registre. Les arthroplasties étaient réalisées en trois sessions annuelles en collaboration avec nos partenaires, soit avec un coût négocié, soit dans le cadre d’une mission humanitaire. L’âge moyen était de 43 ans (15 à 79 ans) et le sex-ratio de 1,44. La coxarthrose était la principale indication (72%) (n=49), dominée par la coxarthrose post-traumatique (46%) (n=31). L’ostéonécrose drépanocytaire représentait 13 % des cas (n=9). Les implants étaient cimentés dans tous les cas. Le recul moyen était de 38,4 mois (6 à 132 mois). Un cas d’infection pariétale rapidement résolutive était constaté. Deux fractures peropératoires étaient observées dont une ostéosynthésée. Un cas de descellement du cotyle en postopératoire était survenu chez une drépanocytaire et était révisé le jour même. Un autre remplacement du cotyle pour descellement était nécessaire chez une drépanocytaire à 6 ans de recul. Dans la majorité des cas, les patients étaient nettement améliorés avec un gain moyen de 10,24 points selon le score de Postel Merle d’Aubigné à 6 mois de l’arthroplastie. Le taux de survie des 68 prothèses était de 96,8%.

Les profils épidémiocliniques des patients ne sont pas comparables à ceux des pays nantis. Les séquelles traumatiques de la hanche rendaient l’arthroplastie plus complexe. Malgré les complications et les difficultés rencontrées, nous avons obtenu de bons résultats fonctionnels.

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