61- Reprise de PUC par PTG : problèmes techniques - Technical problems in revision UKA with TKA

R. Badet (Lyon)


Technical problems in revision UKA with TKA

Plusieurs facteurs plus ou moins intriqués sont susceptibles d’expliquer les difficultés techniques et les échecs que l’on peut rencontrer lors de la révision d’une prothèse uni compartimentaire par une PTG:

– Type de prothèse UNI, technique de mise en place et perte osseuse
Les modèles destinés à une implantation sans ciment ou les prothèses à coupe peuvent, soit d’emblée soit lors de leur ablation, aboutir à une perte osseuse fémorale importante en comparaison à celle créée par les UNI de resurfaçage sans résection et “légèrement” cimentées.
Sur le tibia, l’épaisseur de la coupe doit être réduite (un plateau tout Polyéthylène de 9 mm ne crée pas de perte de substance osseuse importante), ce qui n’est pas le cas de certains systèmes (métal back en particulier) qui sacrifient d’emblée une quantité d’os plus grande.
Lorsque la perte osseuse est importante l’utilisation de calle ou de coins métalliques doit être préférée aux greffes massives ou aux pitonnages.

– La cause de l’échec

• Les dégradations de prothèses unicompartimentales liées à une usure du PE, à un descellement sans effondrement majeur de la corticale tibiale (sans enfoncement ni ostéolyse), la globalisation de l’arthrose par dégradation du compartiment fémoro tibial opposé ou fémoro- patellaire, n’entraînent pas de difficultés techniques particulières au moment de la reprise. Dans ces cas c’est la perte osseuse qui fait le pronostic.

• Les échecs d’origine ligamentaire (par laxité antérieure ou interne) posent des problèmes difficiles; qui nécessitent toujours l’utilisation de prothèses plus contraintes de type postéro stabilisé voire d’une prothèse charnière rotatoire.

– le type de prothèse au moment de la reprise
La reprise d’une prothèse unicompartimentaire doit se faire par une PTG en ayant soin de préserver le capital osseux.
Le plateau tibial doit toujours comporter une quille d’ancrage (quelquefois nécessaire sur le fémur), même en l’absence de perte de substance osseuse importante pour éviter le plus possible un descellement itératif.

Lorsqu’on analyse les résultats des reprises de PUC par PTG les résultats sont très voisins de ceux obtenus par une PTG de première intention. Lorsqu’on compare ces résultats aux reprises de PTG par PTG la gravité de l’intervention est moindre et le taux de reprise est inférieur

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