04. PTH & Guide de haute montagne à propos de 52 cas - Total hip arthroplasty on mountain guide about 52 cases

B Tenenbaum, A Saurel, F Marsigny, M Lemmi, F Rocourt, J-L Rouvillain
(Cahors, Paris, Chamonix, Toulouse, Grenoble, Martinique)

Introduction :

La pratique des sports de montagne (escalade, alpinisme, cascade de glace) avec PTH n’a pas fait l’objet d’évaluation et il n’y a pas d’étude concernant les sportifs professionnels. Nous avons réalisé une étude internationale dont l’objectif principal est d’évaluer le rapport bénéfices risque de la pose d’une PTH chez les Guides de Haute Montagne (GHM).

Materiel Et Méthode :

Il s’agit d’une étude rétrospective, observationnelle. Les critères de jugements principaux sont, la satisfaction, les complications, le niveau de reprise du sport : (quels sports ?) L’EVA et le score WOMAC [4]. Notre étude a inclus 47 guides de haute montagne, 42 hommes et 5 femmes.

Resultats :

L’âge moyen est de 60 ans, il y a 65 PTH. Le recul moyen est de 10 ans. Il y a 4 reprises (deux descellement, une métallose, une « usure »). 2 luxations, 1 fracture et 1 «squeaking ». 100 % des guides ont repris une activité sportive après la PTH. 4 chirurgiens ont interdit des sports. 13 guides déclarent avoir repris, certaines activités grâce à la PTH. Après la PTH, 32 cas ont augmenté l’intensité de leur pratique sportive (Alpinisme, ski, rock climing). Les performances sont meilleures dans 18 cas, identiques dans 16 cas et moins bonnes dans 16 cas. Le WOMAC moyen est de 19,31/270. Au total 48 guides jugent l’opération positive, 1 la juge négative.

Discussion :

Notre étude est la seule retrouvée concernant des sportifs professionnels avec un recul moyen de 10 ans. Le taux de reprise pour descellement est de (4,6%). Il n’y a pas plus de luxation chez les GHM (3 %) que dans les populations publiées. Dans les cas où les performances sont moins bonnes, la douleur de hanche opérée n’est jamais l’unique facteur. Les GHM dont les performances sont meilleures sont significativement plus jeunes. Notre étude porte sur des professionnels ce qui peut expliquer le peu de complications. Pour les GHM et les sujets ayant un haut niveau sportif, notre échantillon laisse à penser qu‘il n’y a pas de contre-indication à la reprise de toutes les activités de montagne antérieures à la PTH. 92 % des GHM sont satisfaits. Avant la pose de PTH il faut évaluer les autres pathologies, les objectifs, et le niveau sportif, pour définir au mieux les recommandations à donner aux patients.

Conclusion :

Il n’y a pas dans notre échantillon de Guides plus de complications après pose de PTH que dans les autres populations publiées. Nos résultats concernent des guides professionnels, entraînés aux sports de montagne, mais ne concernent pas tout porteur de PTH voulant pratiquer occasionnellement ces sports.

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