Jonathan Lebhar
Chirurgie de la colonne vertébrale. ILO RACHIS / CHP St-Grégoire
Les pathologies dégénératives du rachis lombaire (hernie discale, canal lombaire étroit), en cas d’échec du traitement médical, se traite par une chirurgie souvent non instrumentée tel que la discectomie ou le recalibrage. De plus en plus de techniques dites mini-invasives sont utilisées grâce à des écarteurs tubulaires et systèmes de grossissement (loupes, microscope).
Ces techniques, bien étudiées dans la littérature, font preuve d’efficacité en termes de libération anatomique, mais surtout en termes de résultats cliniques précoces (diminution de la douleur postopératoire et du risque d’infection) avec des résultats cliniques équivalents à terme. Cependant ces techniques sont généralement plus longues et plus fastidieuses que les techniques conventionnelles et nécessitant une courbe d’apprentissage longue.
L’endoscopie rachidienne, en plein essor, est une nouvelle approche de libération du canal lombaire. Le travail dans l’eau, la qualité de l’éclairage, la possibilité d’une vision 360° et un traumatisme musculaire encore plus limité font les forces de cette technique par rapport aux techniques « mini invasives » tubulaires.
L’endoscopie biportale, aussi appelé UBE pour Unilateral biportal endoscopy, a été décrite et développée en coréen dans les années 90. Elle se démarque de sa cousine l’endoscopie monoportale, par une dissociation de la voie d’abord scopique de celle instrumentale. Cette dissociation permet, aux chirurgiens ayant fait un cursus d’orthopédie, une courbe d’apprentissage plus rapide de par sa similitude avec la chirurgie arthroscopique.


